Parlainth

La cité retrouvée de Parlainth

Au nord est de Barsaive se trouve un endroit qui fait rêver les donneurs-de-noms et fournit nombre d’histoires croustillantes aux ménestrels et bardes de toute espèce. Ce que les gens ont cependant tendance à ignorer, c’est que c’est aussi une source inépuisable de cauchemars pour ceux qui ont l’immense chance d’y être allés ét d’en être revenus. En effet, la cité de Parlainth est réputée pour être un gigantesque amas de ruines emplies de richesses incroyables et d’horreurs terribles.

Découverte de la cité :

C’est un berger sylphelin qui a la première fois aperçu la cité maudite. Quelques années seulement après l’ouverture du Kaer de Throal, il cherchait de nouveaux pâturages pour nourrir ses bêtes. C’est arrivé au sommet d’une colline récemment débarrassée d’une horreur qui y avait élu domicile qu’il aperçu la flèche brillante de la cité. Une délégation express vint de Throal pour juger de l’état des choses, et ils durent se rendre à l’évidence : il y a avait ici une cité qui était apparue, gigantesque, indéniable. Apparemment nommée Parlainth (d’après la stèle écrite en Throalique ancien à l’entrée de la cité), la cité n’apparaissait sur aucune carte, aussi précise et ancienne fût-elle. Il semble que cette cité soit tout simplement apparue, on ne sait d’où ni pourquoi.

Origines de Parlainth : Hypothèses

Les plus érudits des explorateurs de la ville ont retrouvé un artisanat indéniablement proche de celui des Thérans, et l’ampleur des ruines et leur richesse apparente semble confirmer cette hypothèse. Ce qui range cette idée au rang de supposition est le déni des Thérans eux-mêmes, qui semblent s’interroger au sujet de la cité autant que tous les autres peuples. Certains archivistes nains avancent que les Thérans peuvent mentir pour espérer récupérer leurs richesses quand la province sera plus propice à la circulation d’une grande troupe armée jusqu’aux ruines de la cité, mais cette hypothèse n’est guère crédible : les Thérans auraient bien plus tendance à l’afficher ouvertement et à récupérer leur dû par la force, le plus rapidement possible.
D’autres sources citent aussi une civilisation inconnue, et aux technologies étonnantes, eut égard aux innombrables gigantesques bâtiments bâtis sur des souterrains labyrinthiques et éclairés on ne sait comment. Certains racontent enfin qu’il s’agit de l’ancienne demeure des Passions, lesquelles ont du la fuir à cause d’une catastrophe indéfinie. Le silence éternel des Passions à cet égard n’est pourtant pas vraiment une preuve, mais des autels dédiés aux Passions jalonnent quand même la cité, construits là par les questeurs qui se sont déjà aventurés dans les ruines.

Bestiaire et Immigration

Parlainth est connue de tous les adeptes comme un lieu où la magie résiduelle est excessivement élevée. En conséquence, l’endroit est encore infesté d’horreurs en tout genre, à tel point que beaucoup de personnes considèrent non seulement que tous les types d’horreurs sont représentés à Parlainth – sans exception – mais aussi que certaines horreurs sont tellement puissantes qu’elles ne peuvent survivre sur le plan matériel que dans les souterrains inexplorés de la ville, là où la magie est au plus fort. Cette pensée seule produit un frisson d’effroi dans le dos de quiconque a déjà croisé la route d’une horreur.
En revanche, on comprend aussi pourquoi les donneurs-de-noms les plus hardis désirent s’aventurer dans ces ruines : on peut déceler à des kilomètres de distance les murs sertis d’or de la cité. La flèche centrale s’élève à des centaines de mètres de hauteur et sa pointe brille d’un éclat mystérieux. Les souterrains regorgent de joyaux, de pierres, de pièces d’or, et il suffit de faire quelques mètres à peine dans les rues de la cité pour découvrir de nouvelles maisons scellées pleines de trésors fabuleux. Et d’horreurs impitoyables.

Le Refuge :

Un véritable havre de paix qui fleurit dans une zone nettoyée et aménagée de la ville par les aventuriers successifs, le Refuge est en réalité un comptoir pour les aventuriers qui désirent s’aventurer dans les ruines. La proximité d’un endroit aussi accueillant aussi près du plus grand nid de corruption de Barsaive parait absurde, et ça l’est.
Le refuge est en fait un des endroits les plus dangereux de la province, après Parlainth elle-même. De nombreux commerces y sont installés, et quelques auberges y proposent des chambres miteuses, mais c’est une folie fatale que d’espérer s’y attarder. Dans cette ville aux relents d’or et de sang, les principaux habitants sont les commerçants, visités par de simples naïfs expérimentés, de richissimes aventuriers de retour des ruines, ou des chercheurs vieillissants et frêles. Ces cibles pour le moins attirantes sont le fond de commerce des habitants de l’endroit, tous rendus à moitié fous par la corruption innommable qui pourrit la région. Mais ce n’est pas le pire. Les horreurs, retorses et effroyablement intelligentes, ont bien compris que leur intérêt était de laisser cette zone intacte, afin d’accueillir plus de proies et ainsi de répandre leur dégoûtante corruption plus aisément. C’est ainsi que tout le monde au refuge est bien conscient qu’une importante partie de la population est soit sous le contrôle direct d’une horreur, soit une horreur déguisée. Ceci est de notoriété publique, et pourtant le refuge ne désemplit pas. Les prétendants attirés par l’appât du gain ne manquent pas, et leur flot continu assure la subsistance du Refuge, et un apport constant de nourriture aux véritable habitants de Parlainth.

Parlainth

Les ombres de Barsaive Marchetti_Simon Marchetti_Simon